vendredi 28 avril 2017

Merveilleux Tom Pouce

Tom Pouce (7 ans et demi, l'important étant le "demi" vous l'aurez compris) est drôle, vif d'esprit et possède un sens de la repartie qui cloue souvent le bec à ses deux frères. 

En revanche, il est doté d'un "bug" : il n'arrive pas à savoir quel jour de la semaine nous sommes. Non pas qu'il ne soit pas capable d'égrener lundi-mardi-mercredi-jeudi-vendredi-samedi-dimanche : il ne parvient pas à s'orienter et demande sans cesse "demain, c'est quel jour ?" 

Mercredi soir, au moment du repas, question de Mini (12 ans) à l'adresse de son frère "alors, demain, on est quel jour ?", ce qui a plongé mon fils dans les abîmes de la réflexion. 

Après une minute d'intenses cogitations, il annonce fièrement "jeudi" déclenchant une salve d'applaudissements des personnes présentes. Et lui de compléter "c'était facile comme question, on est jeudi !" 

Vous l'aurez compris, c'est pas "gagné" à ce stade ! 

Et vous, quel est le jour que vous préférez ? Je suppose celui de la paie ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 

mercredi 26 avril 2017

Impossible (n'est pas français)

Quelqu'un m'aurait prédit qu'un jour, j'écrirais ce billet, j'aurais répondu au mieux "impossible", au pire "insérez ici l'insulte de votre choix". 

Et pourtant, si, il est là, ce billet dans lequel je vous fais part du plaisir énorme que j'ai eu à lire deux mangas, le troisième étant en cours. 

Reprenons depuis le début. 

Par amour pour mes enfants, j'ai accepté de passer une journée à  Polymanga durant les vacances de Pâques  : je ne me prononcerai pas sur l'intérêt de cette grand-messe, je risquerais de devenir vraiment grossière. 

Mais comme si souvent, à quelque chose malheur est bon : tandis que Mini et Tom Pouce procédaient à un comparatif détaillé des différentes peluches et figurines d'un stand, j'ai flâné dans l'allée d'à côté, désoeuvrée, pour me diriger vers le seul endroit qui me semblait éventuellement moins navrant : le rayon livres. 

Le vendeur, captant mon regard désemparé devant les rayons remplis, à choix, de soldats mitraillant tout le monde ou de fillettes ingénues en jupe plissée et dotées des sempiternelles longs cheveux d'usage, m'a proposé son aide avec l'entrée en matière banale que vous connaissez toutes et  tous "je peux vous renseigner ?" 

Après quelques minutes de discussion, il a grimpé sur une échelle - là où le public-cible principal ne va pas - et en est revenu avec deux ouvrages.


Alors autant vous le dire d'emblée, lire "dans le faux sens" n'est pas inné pour moi et j'ai, durant plusieurs minutes, relu les mêmes page, le réflexe acquis durant des décennies étant difficile à contrecarrer. 

Cette "difficulté" dépassée, j'ai été prise dans l'histoire : elle est à la fois violente, douce et amère. Les personnages sont attachants - je ne trouve pas meilleure manière de les décrire qu'en disant "ils ont du relief" - et le monde qu'elle fait découvrir est pour moi inconnu : le Japon d'une part, les codes sociaux d'autre part, l'intrigue se déroulant de surcroît dans un univers pour moi totalement étrange, celui des maisons-closes. 

Si vous en avez l'opportunité, franchement, empruntez-le à la bibliothèque si vous doutez être en mesure de dépasser la page 9 : vous ne regretterez pas, je crois, avoir croisé la route de cette femme, Kan Takahama, dont je vous laisse découvrir la biographie. 

Le deuxième manga avec lequel je suis repartie est en réalité une histoire qui tient en 11 volumes : comme je ne suis d'ordinaire pas emballée par les romans historiques, j'ai pris uniquement les deux premiers volets. 


Ma retenue a été une grossière erreur : je suis en train de terminer le tome 2 et regrette de ne pas avoir les suivants d'ores et déjà posés sur ma table de nuit. Parce que je me prise au jeu de l'Italie de la Renaissance, de ses intrigues et de ses luttes de pouvoir. 

Je ne suis pas en mesure d'affirmer que la réalité historique a été scrupuleusement respectée - je suis mauvaise en jardinage, je suis "pire" encore en histoire - mais allez savoir pourquoi, je suis convaincue que c'est le cas : les références ne manquent pas, les détails sont légions et tout semble "vrai", "habité".

Ici aussi, l'oeuvre d'une femme, Fuyumi Soryo, dont la biographie trouvée sur le net me laisse un peu sur ma faim, j'aurais voulu en savoir davantage sur elle : je lui sais en revanche gré de m'ouvrir un peu au monde de Cesar Borgia.

Bref, si ces achats ont été partiellement motivés par l'ennui, partiellement par l'envie de me faire une idée - dépasser le rejet spontané pour essayer de comprendre ce que Junior (14 ans) trouve à cette littérature - je suis maintenant dans le camp des "essaie, ça peut te plaire, y a une vie en dehors de Notre-Dame de Paris". 

Si vous détestez la simple idée de lire un manga, dites-moi pourquoi. Si au contraire, vous avez un autre titre à me conseiller, foncez aussi. 

A bientôt si vous le voulez bien, 

ISBN 978-2-344-02260-3
ISBN 978-2-35592-508-5

mardi 25 avril 2017

Une autre devinette

... dont je n'ai pas la réponse, je compte donc sur votre sagacité ! 

MMM vit dans un immeuble qui compte notamment une salle commune, dotée à ce jour uniquement d'une table de ping pong et d'un canapé. 

Alors que je jouais avec Junior, Tom Pouce a fouillé dans la pièce voisine et en a sorti ceci : 




A sa question "c'est quoi, ça, Maman ?", je n'ai pas su répondre. La partie supérieure pivote sur elle-même, ce qui ne m'a pas donné d'indice supplémentaire pour autant.

Vous auriez une idée ?

A bientôt si vous le voulez bien,




lundi 24 avril 2017

Dans une prochaine vie

Dans une prochaine vie, je serai la personne qui sait, avec élégance, facilité et efficacité
  1. poncer, 
  2. tirer des fils électriques, 
  3. peindre des murs, 
  4. poser un parquet, 
  5. rénover des armoires, 
  6. changer une bonbonne de gaz, 
  7. déboucher un siphon,
  8. poser des dalles,
  9. coudre des habits et des rideaux,
  10. etc
A ce stade, mon exploit le plus spectaculaire a été de "réparer" mon frigo qui, grâce à vous, ne coule plus, merci ! 

Je me suis essayée samedi en fin d'après-midi à une tâche qui a eu comme conséquence ceci, en moins de 30 minutes :



Selon toute vraisemblance, je vais survivre mais ça fait atrocement mal ! 

Saurez-vous deviner ce que j'ai fait ? Mais oui, c'est une activité tout à fait respectable ! 

A bientôt si vous le voulez bien,

vendredi 21 avril 2017

Frisson (de froid)

A 14 ans, lorsque la piscine du quartier était encore en train de se remplir après la pause hivernale, je suppliais ma mère "on peut aller se baigner, allez, dis oui, s'il te plaît maman chérie !" (regard de cocker no 5).

Par chance, elle ne s'y opposait pas et je me jetais dans une flotte à 15 degrés sans hésiter, ravie de profiter des premiers rayons du soleil alors que certaines de mes copines étaient encore engoncées dans leurs habits d'hiver. Non, je ne tombais pas malade pour autant.

A 16 ans, j'ai traversé le lac de Neuchâtel à la nage alors que le thermomètre affichait péniblement 19 degrés : j'ai malgré tout trouvé la distance de 6km "cool" (bien que finissant sur la 4e marche du podium).

Peu avant mes 30 ans, j'ai commencé la plongée sous-marine, ce qui implique aussi de braver les flots lacustres en hiver (mon banquier n'ayant jamais été un homme compréhensif, les Maldives me sont toujours restées inaccessibles) : même avec une combinaison étanche, 6 degrés, c'est... peu, surtout après 45 minutes. 

Faites un saut temporel et retrouvez-moi à 47 ans. 
















(c'est pour marquer le saut temporel)















Je suis devenue, je ne sais plus trop quand, la plus grande frileuse de la planète ! 

Même les eaux thermales d'Yverdon, je les trouve parfois pas assez chaudes, c'est dire (seul le bain japonais à 38 degrés trouve grâce à mes yeux !). Je porte un gilet comme les grands-mères, je ne quitte pas mon foulard "hiver" jusqu'en juin, je suis cramponnée à mon chandail sur la plage alors que tous les mômes sont dans l'eau, je frissonne après la douche (bouillante) du matin. 

Bref, bien que ma "surface caressable" soit suffisante (euphémisme pour dire que perdre du poids ne ferait pas de moi un fil de fer), j'ai froid, souvent (et non, je ne vous narrerai pas quand et pourquoi j'ai parfois très "chaud", mon blog est ouvert aux mineurs aussi, un peu de tenue, diantre). 

La prochaine manifestation de l'âge, c'est quoi ? Si c'est "la sécheresse vaginale, parlons-en" comme le suggère la pub sur Radio Nostalgie le matin à 7.45, je ne m'en remettrais pas !

Et vous, quels désagréments l'âge vous a-t-il apportés ? 

A bientôt si vous le voulez bien, 


mercredi 19 avril 2017

Recette

Recette "ambiance" 

A suivre pour mettre une forme "d'ambiance" dans une soirée, surtout si certains des convives ne se connaissent pas ou pas très bien et que les conversations menacent de s'embourber définitivement dans des questions aussi lancinantes que "avantages des nouvelles jantes alu" ou "de l'intérêt des vacances au Kruger Park", l'un étant un non sujet, l'autre hors de portée financière (des variantes comme "l'avenir du PSG" ou "les tendances vestimentaires printemps - été 2017" étant possibles).

Prenez quelques bouteilles de vin, rouge ou blanc peu importe (ici aussi, des variantes comme "cocktails" ou "spritz" étant envisageables)
Trouvez une grande table ou un salon confortable
Servez abondamment et des mets et des breuvages 

Lancez, juste avant le dessert, un des sujet suivants dans la poêle : politique, religion ou allaitement

Observez les invités, filez à la cuisine pour préparer le clafoutis si la mayonnaise monte ou si une envie irrépressible de rire vous prend (la colère sourde pouvant également être une indication à la fuite devant le four, le frigo - réparé, merci - ou un passage à la cave, voire les toilettes si non occupées). 

Vous admettrez que cette recette, tout le monde la connaît, elle est même totalement has been à nos âges. 

Je découvre en revanche depuis peu un autre sujet qui ne "fâche" pas autant que l'allaitement ("c'est un asservissement de la femme à son enfant" versus "les vertus de l'allaitement ne sont plus à prouver"), qui ne divise pas autant que la politique ("la gauche promet mais ne fait rien" versus "la droite affiche un réel mépris pour le peuple") et qui ne finit pas en tirs croisés comme la religion ("l'islam, le grand mal" versus "parce que le catholicisme, c'est mieux ?"). 

Ma question était en fait réelle, l'opinion des autres convives m'intéressait vraiment : "quelle attitude adopter face aux éventuelles prochaines - et premières - relations sexuelles de Fifille / Fiston ?" 

Comprenez par là : faut-il ou non accueillir sous son toit les ébats de sa descendance ? 

Très rapidement, deux opinions se sont dégagées : "de toute façon, il / elle aura des relations sexuelles, on ne peut pas s'y opposer, autant que ça se fasse dans de bonnes conditions" versus "il n'incombe pas aux parents d'être complices de ce qui se veut un acte d'adulte". 

Et qui d'évoquer sa première fois, le frein à main sous le genou broyé, qui de se remémorer une libido glacée par la présence d'adultes le mur d'à côté. 

Bref, malgré les arguments plutôt sensés et intelligents des deux "camps", je ne suis toujours pas parvenue à me forger un avis : je prie donc pour que la testostérone qui envahit de jour en jour mon aîné ne flambe pas trop vite.

Mais j'y pense : un avis, vous auriez à me soumettre ? 

A bientôt si vous le voulez bien,